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Aşkın Yücel Seçkin KitaplarLa division du travail dans l'histoire de la philosophieII. « LA DIVISION DU TRAVAIL » CHEZ LES PHILOSOPHES MODERNES A. Introduction

A. Introduction

by Aşkın Yücel Seçkin 14 Aralık 2024
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Diogène Laërce (en grec ancien Διογένης Λαέρτιος) est un poète, un doxographe et un biographe. Dans son œuvre Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres, il considère La Republique de Platon et la Cyropédie de Xénophon1 comme les livres équivalents de ces auteurs, et il écrit comme suit : « comme s’ils rivalisaient l’un avec l’autre, ils écrivirent des ouvrages similaires »2 Quoiqu’il ne soit pas évident comment Diogène a établi cette équivalence; lorsqu’on recherche le sujet de la division du travail dans la Grèce antique, on peut dire que ces deux philosophes et ces deux ouvrages ont souvent cités ; mais, puisque nous considérons le contexte autant que le sujet,

1 Diogène Laërce écrit comme suit : « En outre, dans ses Lois, Platon déclare que son Éducation est une fiction » et il ajoute : « car Cyrus n’était pas tel ».

Diogène Laërce, Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres, Livre III, introduction, traduction et notes de Luc Brisson, La Pochotèque, Paris : Garnier-Flammarion, 1999, 34, p. 415.

Ce texte se trouve dans Les Lois comme suit : « Même si à tout le moins ce fut un bon général et un roi dévoué à son peuple, il se désintéressait totalement de la bonne éducation et il n’a prêté aucune attention aux affaires de sa maison. »

Platon, Œuvres Complètes…, 694c, p. 754.

2 Diogène Laërce, Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres…, 34, p. 415.


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Seçkin, A. Y. (2023). La division du travail dans l’histoire de la philosophie. Paradigma Akademi. p. 178.

dans la première partie de cette étude, nous avons examiné le texte de L’Économique de Xénophon, où l’on retrouve des traces de la division du travail au sein de la famille. Encore une fois, puisque nous avons trouvé des traces de la division du travail directement dans la définition de la justice, qui est le thème principal du texte de La République de Platon (et nous n’avons pas examiné les Lois dans cette étude, parce qu’il ne contient pas une grande différence à l’égard de notre sujet), et finalement, Ethique à Nicomaque et Les Politiques, sont deux œuvres d’Aristote dans lesquelles notre sujet ne soit pas aussi central que dans les deux premiers ; mais nous avons les étudié comme une critique de ce dernier, ainsi que parce qu’il propose un modèle alternatif qui est également important en termes de contexte de textes. Dans le dernier livre de la Cyropédie de Xénophon, on pense qu’un fragment de texte, qui est essentiellement sur l’art culinaire afin de la préparation de la table du roi Cyrus, est efficace sur les idées des penseurs modernes sur la division du travail. Quoique cette partie du texte contient les opinions importantes sur notre sujet ; le contenu de tout le texte est hors de notre contexte, et cette partie sur la division du travail n’est pas l’une des parties clés, importantes, centrales de texte. Avec le même point de vue, nous pouvons prétendre que l’exemple d’Aristote sur l’art de la construction dans Ethique à Nicomaque est aussi important ; mais, bien que cet exemple se trouve dans une partie de texte dont un contexte bien loin de notre sujet, de nombreuses traces liées à la division du travail se retrouvent dans le reste du texte.

Au lieu d’examine tout le texte de la Cyropédie dans laquelle Xénophon expose la vie et l’éducation de Cyrus et l’établissement et la chute de son empire, nous trouvons suffisant de citer entièrement ce fragment de ce texte suivant :

Au reste, ce n’est pas seulement pour les raisons que je viens d’alléguer que les mets envoyés par le roi font plaisir ; en réalité tout ce qui vient de la table du roi est d’une saveur supérieure. Et l’on ne doit pas s’en étonner ; car de même que les autres métiers sont pratiqués avec plus d’art dans les grandes villes, de même les aliments du roi sont beaucoup mieux apprêtés. Dans les pe-tites villes, en effet, ce sont les mêmes artisans qui fabriquent le lit, la porte, la charrue, la table et qui bâtissent même sou-vent la maison, bien heureux encore, si avec tant de métiers, ils trouvent assez de clients pour les nourrir. Or il est impossible qu’un homme qui fait plusieurs métiers les fasse tous parfaite-


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Seçkin, A. Y. (2023). La division du travail dans l’histoire de la philosophie. Paradigma Akademi. p. 179.

ment. Dans les grandes villes, au contraire, où beaucoup de gens ont besoin de chaque espèce de choses, un seul métier suffit pour nourrir un artisan, et parfois même une simple partie de ce métier : tel homme chausse les hommes, tel autre, les femmes ; il arrive même qu’ils trouvent à vivre en se bornant, l’un à coudre le cuir, l’autre à le découper, un autre en ne taillant que l’empeigne, un autre en ne faisant autre chose que d’assembler ces pièces, Il s’ensuit que celui qui s’est spécialisé dans une toute petite partie d’un métier est tenu d’y exceller. Il en est de même pour l’art culinaire. Celui en effet qui n’a qu’un serviteur pour préparer les canapés, dresser la table, pétrir le pain, apprêter tantôt un plat, tantôt un autre, doit, à mon avis, que l’ouvrage soit bien ou mal fait, s’en accommoder. Quand, au contraire, il y a de la besogne en suffisance pour que l’un fasse bouillir les viandes, qu’un autre les grille, qu’un troisième fasse bouillir les poissons, qu’un autre les grille, qu’un autre fasse le pain, et encore pas toute espèce de pain, mais qu’il lui suffit de fabriquer une espèce spéciale qui est en vogue, le travail ainsi compris doit nécessairement donner, à mon avis, des produits tout à fait supérieurs en chaque genre.3

3 Xénophon, Œuvres Complètes, Tome I, Cyropedié-Hipparque-Equitation-Hieron-Agésilas-Les Revenus, traduction, notices et notes par Pierre Chambry, Paris : Garnier-Flammarion, 1967, p. 278.

καὶ τοῦτο μέντοι οὕτως ἔχειν οὐδέν τι θαυμαστόν: ὥσπερ γὰρ καὶ αἱ ἄλλαι τέχναι διαφερόντως ἐν ταῖς μεγάλαις πόλεσιν ἐξειργασμέναι εἰσί, κατὰ τὸν αὐτὸν τρόπον καὶ τὰ παρὰ βασιλεῖ σῖτα πολὺ διαφερόντως ἐκπεπόνηται. ἐν μὲν γὰρ ταῖς μικραῖς πόλεσιν οἱ αὐτοὶ ποιοῦσι κλίνην, θύραν, ἄροτρον, τράπεζαν, πολλάκις δ᾽ ὁ αὐτὸς οὗτος καὶ οἰκοδομεῖ, καὶ ἀγαπᾷ ἢν καὶ οὕτως ἱκανοὺς αὐτὸν τρέφειν ἐργοδότας λαμβάνῃ: ἀδύνατον οὖν πολλὰ τεχνώμενον ἄνθρωπον πάντα καλῶς ποιεῖν. ἐν δὲ ταῖς μεγάλαις πόλεσι διὰ τὸ πολλοὺς ἑκάστου δεῖσθαι ἀρκεῖ καὶ μία ἑκάστῳ τέχνη εἰς τὸ τρέφεσθαι: πολλάκις δὲ οὐδ᾽ ὅλη μία: ἀλλ᾽ ὑποδήματα ποιεῖ ὁ μὲν ἀνδρεῖα, ὁ δὲ γυναικεῖα: ἔστι δὲ ἔνθα καὶ ὑποδήματα ὁ μὲν νευρορραφῶν μόνον τρέφεται, ὁ δὲ σχίζων, ὁ δὲ χιτῶνας μόνον συντέμνων, ὁ δέ γε τούτων οὐδὲν ποιῶν ἀλλὰ συντιθεὶς ταῦτα. ἀνάγκη οὖν τὸν ἐν βραχυτάτῳ διατρίβοντα ἔργῳ τοῦτον καὶ ἄριστα δὴ ἠναγκάσθαι τοῦτο ποιεῖν. τὸ αὐτὸ δὲ τοῦτο πέπονθε καὶ τὰ ἀμφὶ τὴν δίαιταν. ᾧ μὲν γὰρ ὁ αὐτὸς κλίνην στρώννυσι, τράπεζαν κοσμεῖ, μάττει, ὄψα ἄλλοτε ἀλλοῖα ποιεῖ, ἀνάγκη οἶμαι τούτῳ, ὡς ἂν ἕκαστον προχωρῇ, οὕτως ἔχειν: ὅπου δὲ ἱκανὸν ἔργον ἑνὶ ἕψειν κρέα, ἄλλῳ ὀπτᾶν, ἄλλῳ δὲ ἰχθὺν ἕψειν, ἄλλῳ ὀπτᾶν, ἄλλῳ ἄρτους ποιεῖν, καὶ μηδὲ τούτους παντοδαπούς, ἀλλ᾽ ἀρκεῖ ἂν ἓν εἶδος εὐδοκιμοῦν παρέχῃ, ἀνάγκη οἶμαι καὶ ταῦτα οὕτω ποιούμενα πολὺ διαφερόντως ἐξειργάσθαι ἕκαστον.

Xenophon, Cyropaedia, Perseus Digital Library, 8.2.5-6.

http://data.perseus.org/citations/urn:cts:greekLit:tlg0032.tlg007.perseus-grc1:8.2.5

http://data.perseus.org/citations/urn:cts:greekLit:tlg0032.tlg007.perseus-grc1:8.2.6


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Seçkin, A. Y. (2023). La division du travail dans l’histoire de la philosophie. Paradigma Akademi. p. 180.

Si nous avions fait un inventaire comme nous l’avons auparavant planifié dans la dernière partie de la première section de l’introduction de cette étude, dans lequel nous avons traité la motivation philosophique de cette étude et l’avons inclus sans l’éditer rétrospectivement, c’est-à-dire que si le seul critère pour nous d’inclure un texte dans cette étude, était de mentionner de la division du travail, toutes les parties de textes suivantes se trouveraient aussi dans cette étude :

Augustin d’Hippone4 quand il critique profondément la théologie civile dans La Cité de Dieu (413-426) ; Ibn Khaldoun5 dans Discours sur l’histoire universelle, Al- Muqaddima (1377), quand il parle de la civilisation dans le monde qui est devenue un fait, à savoir le désir de Dieu de régler le monde avec des êtres humains et de les laisser comme ses représentants sur la terre ; William Petty6 quand il parle de gagner

4 « Mais la division de la main d’œuvre n’a pas d’autre but que d’abréger et de faciliter pour chaque artisan l’apprentissage d’une partie de l’art. La parfaite pratique d’un art dans son ensemble serait le fruit d’un trop lent et trop difficile labeur. »

Sainte Augustin, La Cité de Dieu, trad. par. L. Moreau, tome premier, Paris : Chez Jacques Lecoffre Et Cie, Libraires, 1854, p. 354.

« Sed aliter non putatum est operantium multitudini consulendum, nisi ut singulas artis partes cito ac facile discerent singuli, ne omnes in arte una tarde ac difficile cogerentur esse perfecti. »

Sancti Aurelii Augustin, De Civitate Dei Libri XXII, éd. B. Dombart, tome I, livre I-XIII, Lipsiae Typis B. G. Teubneri, 1921, p. 278.

5 « Cependant, l’homme (seul) ne peut subvenir à ses besoins … Tout cela demanderait des instruments et l’intervention de métiers encore plus nombreux. Un homme seul ne saurait y suffire. Il lui faut donc faire appel à un grand nombre de ses semblables. Les besoins d’une collectivité ne peuvent être satisfaits que par la coopération. »

Ibn Khaldûn, Discours sur l’histoire Universelle, Al-Muqaddima, traduction nouvelle, préface et notes par Vincent Monteil, tome 1, Paris : Sindbad, 1997, p. 86.

6 « For in so vast a city manufactures will beget one another, and each manufacture will be divided into as many parts as possible, whereby the work of each artisan will be simple and easy. As, for example, in the making of a watch, if one man shall make the wheels, another the spring, another shall engrave the dial-plate, and another shall make the cases, then the watch will be better and cheapor than if the whole work be put upon any one man. And we also see that in towns, and in the streets of a great town, where all the inhabitants are almost of one trade, the commodity peculiar to those places is made better and cheaper than elsewhere. Moreover, when all sorts of manufactures are made in one place, there every ship that goeth forth can suddenly have its loading of so many several particulars and


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Seçkin, A. Y. (2023). La division du travail dans l’histoire de la philosophie. Paradigma Akademi. p. 181.

plus du commerce extérieur dans la partie de L’arithmétique politique (écrit vers 1676, publié en 1690) intitulée De la croissance de la ville de Londres : et des mesures périodes, causes et conséquences de celle-ci ; Bernard Mandeville7, dans La fable des abeilles (1732), quand le troisième dialogue entre Horatio et Cléomène (les caractères de cette fable satirique) contient le discours de Cléomène sur l’établissement de la société et la réponse d’Horatio ; David Hume8, dans son œuvre intitulé

species as the port whereunto she is bound can take off. Again, when the several manufactures are made in one place, and shipped off in another, the carriage, postage, and travelling charges, will enhance the price of such manufacture, and lessen the gain upon foreign commerce. »

Sir Willam Petty, Essays On Mankind And Political Arithmetic, London: Cassell & Company, 1888, pp 47-48.

7 « Cléomène : … quand les hommes viennent à être gouvernés par des lois écrites, tout le reste se produit rapidement. Maintenant, la propriété et la sécurité et l’intégrité physiques peuvent être assurées. Ceci encouragera naturellement l’amour de la paix, et le fera se répandre. Il n’y a pas beaucoup d’hommes, une fois qu’ils jouiront de la tranquillité et que personne n’aura besoin de craindre son voisin, qui resteront longtemps sans apprendre à diviser et à subdiviser leur travail …

Cléomène : L’homme, comme je l’ai déjà indiqué, aime naturellement à imiter ce qu’il voit faire aux autres, ce qui explique que les sauvages fassent tous la même chose. Ceci les empêche d’améliorer leur condition. bien que ce soit leur vœu constant. Mais si l’un se consacre entièrement à fabriquer des arcs et des flèches, tandis qu’un autre fourmi la nourriture qu’un troisième construit des cabanes, qu’un quatrième fait des vêtements, et un cinquième des ustensiles, non seulement ils se rendent utiles les uns aux autres, mais leurs métiers et leurs emplois eux-mêmes seront en un certain nombre d’années bien davantage perfectionnés que si pendant le même temps ils avaient été exercés sans distinction par chacun des cinq.

Horatio : Je crois que vous avez parfaitement raison sur ce point, et la vérité de ce que vous dites n’est nulle pas plus éclatante que dans horlogerie, qui est arrivée à un degré de perfection plus élevé que ce c’aurait été le cas, si tout le travail était resté l’affaire d’une seule personne. Je suis convaincu que l’abondance même de pendules et de montres dont nous jouissons, aussi bien que la précision et la beauté qu’on arrive à leur donner, sont principalement dues à la division que l’on a faite de cette art en de nombreuses branches. »

Bernard Mandeville, La Fable des Abeilles, deuxième partie, traduction et notes par Lucien Carrive, introduction par Paulette Carrive, Paris: Libraire Philosophique J. Vrin, 1991, p. 234.

8 « When every individual person labours a-part, and only for himself, his force is too small to execute any considerable work ; his labour being employ’d in supplying all his different necessities, he never attains a perfection in any particular art; and as his force and success are not at all


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Seçkin, A. Y. (2023). La division du travail dans l’histoire de la philosophie. Paradigma Akademi. p. 182.

Traité de la nature humaine (1739), quand il examine ces deux questions : «une sur la manière dont les règles de justice sont établies par l’artifice des hommes, l’autre sur les raisons qui nous déterminent à attribuer une beauté et une laideur morales à l’obéissance ou à la désobéissance à ces règles. »9 ; Denis Diderot et Jean le Rond D’Alembert10 comme les editors d’Encyclopédie ou dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers (1751-1772), quand ils parlent de ce qui concerne l’Art en général dans l’article « Art » d’Encyclopédie ; Jean Jacques Rousseau11

times equal,the least failure in either of these particulars must be attended with inevitable ruin and misery. Society provides a remedy for these three inconveniences. By the conjunction of forces, our power is augmented : By the partition of employments, our ability encreases: And by mutual succour we are less expos’d to fortune and accidents. ‘Tis by this additional force, ability, and security, that society becomes advantageous. »

David Hume, A Treatise of Human Nature, éd. L. A. Selby-Bigge, Oxford : Clarendon Press, 1960, p. 485.

9 David Hume, Traité de la nature humaine, trad. P. Saltel, Paris, GF-Flammarion, 1993, p. 84.

10 Pour la célérité du travail & la perfection de l’ouvrage, elles dépendent entièrement de la multitude des ouvriers rassemblés. Lorsqu’une manufacture est nombreuse, chaque opération occupe un homme différent. Tel ouvrier ne fait & ne fera de sa vie qu’une seule & unique chose ; tel autre, une autre chose : d’où il arrive que chacune s’exécute bien & promptement, & que l’ouvrage le mieux fait est encore celui qu’on a à meilleur marché.

Denis Diderot, Jean Le Rond d’Alembert, Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, tome premier, Première édition, Paris : Chez Briasson, Chez David, Chez le Breton, Chez Durand,1751, p. 717.

11 « …en un mot tant qu’ils ne s’appliquèrent qu’à des ouvrages qu’un seul pouvait faire, et qu’à des arts qui n’avaient pas besoin du concours de plusieurs mains, ils vécurent libres, sains, bons et heureux autant qu’ils pouvaient l’être par leur nature, et continuèrent à jouir entre eux des douceurs d’un commerce indépendant: mais dès l’instant qu’un homme eut besoin du secours d’un autre; dès qu’on s’aperçut qu’il était utile à un seul d’avoir des provisions pour deux, l’égalité disparut, la propriété s’introduisit, le travail devint nécessaire et les vastes forêts se changèrent en des campagnes riantes qu’il fallut arroser de la sueur des hommes, et dans lesquelles on vit bientôt l’esclavage et la misère germer et croître avec les moissons. La métallurgie et l’agriculture furent les deux arts dont l’invention produisit cette grande révolution. »

J.-J. Rousseau, Œuvres Complètes, sous la direction de Louis Barré, illustrées par Tony Johannot, Baron et Célestin Nanteuil, tome sixième, Paris : J. Bry Aîné Libraire- Éditeur, 1856, p. 261.


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Seçkin, A. Y. (2023). La division du travail dans l’histoire de la philosophie. Paradigma Akademi. p. 183.

(1755), quand il reconsidère et réécrit l’histoire de l’humanité dans son œuvre intitulé Discours sur l’origine de l’inégalité et Adam Ferguson12 (1767) dans son œuvre intitulé Essai sur l’histoire de la société civile.

Jusqu’à Adam Smith (1776), nous avons essayé d’énumérer les penseurs qui peuvent être considéré comme ce qui mentionnent la division du travail dans leurs travaux. Il est possible d’enrichir la liste, notamment en ajoutant des contemporains d’Adam Smith : Par exemple, comme Immanuel Kant13, qui mentionne la division du travail dans la préface de Fondements de la Métaphysique des Mœurs (1785): Il demande si la philosophie pure dans toutes ses parties exige à chacune son homme particulier en critiquant ceux qui se qualifiant de penseurs indépendants (Selbstdenker) à cause d’une occupation simultanément de deux travaux très différents (l’empirique et le rationnel) dans leur mode de traitement, dont chacune exige un talent particulier, et dont la combinaison dans une même personne ne produit que des maladroits.

Nous consacrons un chapitre séparé à Adam Smith dans le cadre de cette étude, ce n’est pas seulement parce qu’il est le premier penseur qui utilise la première fois du terme comme « la division du travail »14 ; mais, en même temps, la division du travail se trouve aussi dans

12 « By the separation of arts and professions, the sources of wealth are laid open; every species of material is wrought up to the greatest perfection, and every commodity is produced in the greatest abundance. The state may estimate its profits and its revenues by the number of its people. It may procure, by its treasure, that national consideration and power, which the savage maintains at the expence of his blood. »

Adam Ferguson, An Essay on the History of Civil Society, éd. Fania Oz-Salzberger, Cambridge : Cambridge University Press, 2007, p. 173.

13 Alle Gewerbe, Handwerke und Künste haben durch die Verteilung der Arbeiten gewonnen, da nämlich nicht einer alles macht, sondern jeder sich auf gewisse Arbeit, die sich ihrer Behandlungsweise nach von andern merklich unterscheidet, einschränkt, um sie in der größten Vollkommenheit und mit mehrerer Leichtigkeit leisten zu können. Wo die Arbeiten so nicht unterschieden und verteilt werden, wo jeder ein Tausendkünstler ist, da liegen die Gewerbe noch in der größten Barbarei.

Immanuel Kant, Grundlegung zur Metaphysik der Sitten, deuxieme edition, Riga : bey Johann Friedrich Hartknoch, 1786, p. 3.

14 Avant Adam Smith, il y a un texte qui contient « la division de ce travail » comme suit :

« Il n’y a personne qui ne soit étonné du bas prix des épingles ; mais la surprise augmentera sans doute quand on saura combien de différentes


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Seçkin, A. Y. (2023). La division du travail dans l’histoire de la philosophie. Paradigma Akademi. p. 184.

une position centrale dans son ouvrage Richesse des nations et il est celui qui accentue la division du travail le plus dans son époque. Après Adam Smith, la division du travail devient un sujet de discussion à part entière. Cependant, précisons dès le début que nous ne sommes pas d’accord avec les interprétations telles qu’Adam Smith a découvert la division du travail au sens moderne. L’autre raison au-delà de ces précédents est que le style critique de Marx et Engels nécessite à lire Adam Smith pour bien comprendre leur discussion parce qu’il y a de nombreuses critiques directes d’Adam Smith dans leurs textes aussi que des critiques de ceux qui ont des opinions similaires. Dans notre étude, nous inclurons un chapitre séparé pour Adam Smith afin de ne pas obliger de détailler ses idées dans le chapitre sur Marx et Engels.

opérations, la plupart fort délicates, sont indispensablement nécessaires pour faire une bonne épingle. Nous allons parcourir en peu de mots ces opérations pour faire naître l’envie d’en connaître les détails ; cette énumération nous fournira autant d’articles qui feront la division de ce travail. »

René Antoine Ferchault de Réaumur, Art de l’Épinglier, introduction par Henri-Louis Duhamel, Paris: Saillant et Nyon, 1761, p. 1.

Table des Matières

INTRODUCTION

A. Une lecture préalable de l’histoire de la philosophie qui crée notre motivation philosophique

1. Le pouvoir-commence et la naissance de la philosophie

2. Le caractère de la philosophie comme « le négatif » en Grèce ancienne, particulièrement chez Platon.

3. La justice et la division du travail dans la République de Platon.

4. La critique de Hegel par Marx et la division du travail

5. La différence radicale entre Platon et Marx sur la division du travail

B. Comment étudions-nous la division du travail dans l’histoire de la philosophie ?L’exposition de notre méthode et notre approche.

I. « LA DIVISION DU TRAVAIL » EN GRÈCE ANCIENNE

A. Chez Xénophon, L’Économique

1. Le thème principal du texte

2. Les conditions historiques dans lesquelles le texte a été écrit et la raison particulière pour écrire ce texte

3. Le rapport entre le thème de texte et le travail et la significationen grec ancien du mot « travail ».

4. La division du travail dans l’Economie de Xénophon

5. La distinction des mots οίκος et οἰκίᾳ

B. Chez Platon, La République

1. Le thème de La République

2. La datation de la République, une image générale des conditions historiques dans lesquelles le texte a été écrit et la raison particulière pour Platon d’écrire cette œuvre

3. L’historicité de la justice et l’origine de sa définition qui contient la division du travail et leur rapport avec la raison de l’écriture de cette œuvre

4. Le rapport entre la justice et le travail et le sens du travaildans la République

5. La division du travail dans la République

C. Chez Aristote, Les Politiques et Éthique à Nicomaque

1. Les Politiques

2. Éthique à Nicomaque

3. Retour à l’œuvre Les Politiques

II. « LA DIVISION DU TRAVAIL » CHEZ LES PHILOSOPHES MODERNES

A. Introduction

B. La division du travail chez Adam Smith

C. La division du travail chez Marx et Engels

1. Introduction à la recherche de la division du travail chez Marx et Engels

2. La division du travail chez Marx dans les Manuscrits de 1844

3. La division du travail et ses effets sur les ouvriers chez Engelsdans la Situation de la Classe Laborieuse en Angleterre

4. La division du travail chez Marx et Engels dans l’Ideologie Allemande

5. La division du travail chez Marx dans Misère de la Philosophie

6. Le modèle de la conception de division du travail inféré des œuvres de jeunesse de Marx et Engels

III. CONCLUSION

A. Introduction

B. Quelle sorte de division du travail ?La division de la division du travail.

C. L’interprétation des écrivains de l’Antiquité classiquepar Marx et Engels sur la division du travail

D. L’analyse intertextuelle de la division du travail dans l’histoire de la philosophie

1. De la division naturelle du travail à la division du travail au sein de la famille :

2. Marx versus Platon : La division sociale du travail

BIBLIOGRAPHIE

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